Quand Evasoleil rencontre Courcelles

Dans le cadre du projet DREAM (étude européenne sur la démocratie affective), Laure et Sylvain sont invités à découvrir la pédagogie de la maison de Courcelles, lors d’une colo du mois d’avril 2018. Voici notre expérience racontée :

L’engagement, pièce fondamentale de notre projet

 

C’est un exercice difficile de parler de l’engagement en évitant les écueils de la généralisation, surtout pour une association qui se construit avec les autres et dont chaque membre a son propre parcours, sa propre motivation.
Alors, nous avons décidé de co-écrire un article sur les points de vue personnels des membres du conseil d’administration et des 2 permanents.

L’article suivant pose des hypothèses, des points de vue personnels, et ne se veut nullement être une doctrine.

S’émanciper de la pédagogie par objectifs

 

Nous partageons l’intuition depuis des années que la pédagogie doit permettre, créer du possible, de l’action individuelle et collective, la rencontre… Et pas de l’emprisonnement. (Stefan Bouquet et Sylvain Stienon)

Nous avons souhaité tous deux coordonner l’écriture d’un article sur la question des alternatives à la pédagogie par objectifs apprise traditionnellement dans les formations d’animateurs, et relayée dans les ACM.

Concertations d’enfants : Outils pédagogiques du faire-ensemble

 

La concertation, quelque soit sa forme, est difficile car elle dépend d’énormément de facteurs mouvants, invisibles, et les témoignages de pratiques sont rares.
Il me paraissait donc intéressant de témoigner, non comme un expert, mais plutôt un praticien chercheur (dans le premier sens du terme, c’est à dire tout sauf trouveur).
Je ne livrerai donc pas de recette ici, à peine quelques suggestions personnelles (en vert) et différentes impressions tirées de mes expérimentations aussi imparfaites que nombreuses et motivées, qui j’espère, aideront quelques animateurs motivés à mettre mieux en place les réunions d’enfants dans les ACM.
Merci à Flo pour les dessins (animatrice avec qui j’ai eu la chance de travailler!). Pour la découvrir : Floraison

Une vision éducative indispensable pour l’animateur

 

Il y a autant de visions du rôle de l’animateur que d’animateurs…

Mathieu Mauvieux, Alexi Uyttersprot, Loïc Renault, et Sylvain Stienon ont co-écrit cet article, suite à d’innombrables discussions avec des animateurs de tous les horizons. Floriane Gander (Floraison) nous a offert ses dessins.

Selon notre personnalité, notre histoire de vie, notre propre éducation, notre formation, nos employeurs successifs et notre expérience, nous deviendrons un animateur refusant toute place à l’éducatif dans nos fonctions, ou au contraire, un animateur qui politisera ses actions en cherchant à donner du sens, une dimension éducative à son rôle.

Les activités spontanées : Une autre méthodologie d’animation


Voici un article d’Alexi Uyttersprot, BAFA, BAFD, BP JEPS LTP qui débute l’animation il y a 10 ans en ALSH. Il est depuis 2012 directeur d’un SAEJ, formateur BAFA et BAFD, et défend une pédagogie nouvelle au quotidien.

Nous sommes toujours heureux lorsqu’un directeur en fonction démontre qu’il est possible de faire autrement, en tenant compte davantage des envies des enfants.
Si le projet n’est pas le notre, il a bien sa place ici, sur notre site, car porté par la même envie d’innover, de trouver des formes concrètes servant une éducation populaire moderne et réfléchie, respectueuse du public.

Animer en ACM en coéducation avec les familles

 

Si la loi oblige normalement les équipes d’animation à communiquer les projets éducatifs et pédagogiques aux représentants légaux (source), la pratique majoritaire est bien différente. 
De l’absence totale d’information aux mensonges des pratiques, en passant par la seule diffusion des planning d’activités et du règlement de la structure, la plupart des équipes pédagogiques sont frileuses pour réellement partager avec les familles, construire avec, coéduquer…

Le Web et l’animation

 

Ce qui est amusant avec internet c’est qu’il est tellement “naturellement présent” dans la vie (du moins celle de ceux de ma génération…) qu’on ne se rend même plus compte lorsqu’on l’utilise. Il existe des milliers d’articles, d’études, qui démontrent les avantages et les inconvénients de l’utilisation du Web. Je vous propose de recenser quelques raisons de se méfier d’internet…

Le Web et l’animateur. Le Web et l’éduc pop. Education populaire, éducation du peuple par le peuple, sur le papier, ça colle… Le Web, ce formidable outil qui permet à chacun de partager ses compétences… Oui oui, même celui qui n’en a pas.

Les activités autour du livre

 

Après avoir obtenu un DUT Métiers du livre, Lara Guillaume a travaillé en librairie et bibliothèque. Elle est aujourd’hui directrice d’accueil de loisirs depuis plusieurs années, et a été directrice de colo pour Evasoleil en 2013. Titulaire du BAFD et en cours de formation BPJEPS, elle nous offre son éclairage sur le livre, la lecture,en accueil collectif de mineurs.

 

“Plus de 7% de nos concitoyens ne maîtrisent pas la lecture, l’écriture, le calcul, les compétences de base pour être autonome dans des situations simples de la vie quotidienne, alors même qu’ils ont été scolarisés en France” (*1)

Une affirmation propre à motiver tout acteur éducatif, pourquoi pas?

Le jeu, principal outil de l’animateur

 

Entre deux parties, au détour de nombreuses discussions, je me souviens il y a quelques années, avoir répondu à la question « mais pour toi le jeu, c’est quoi ? » par « Le meilleur outil de l’animateur ». Je fus aussitôt repris par un collègue et ami : « C’est pas notre meilleur outil. C’est notre SEUL outil. »

5 ans plus tard, je ne peux que constater qu’il avait raison. L’animateur est un professionnel du jeu, et si bien souvent il s’octroie diverses missions éducatives, sociales, culturelles voir ésotériques, il oublie souvent que quelque but qu’il poursuive, le vecteur est le même : Le loisir, le jeu.
En une décennie d’animation, je ne compte plus les « débats » chiants, les « informations » assommantes, les «régulations» pompeuses et longues auxquelles j’ai assisté.

Sortir des thèmes en ACM ?

De plus en plus d’équipes d’animation proposent dans les accueils de loisirs et en colonies de vacances des thèmes pour les enfants.

Le printemps, la préhistoire, les insectes, la nature, voyage dans le temps, les marionnettes, Disney, les monstres, l’Egypte… Qu’apportent ces thèmes aux enfants? Peut-on s’en passer?

Je ne traiterai dans cet article que des thèmes qui ne sont pas des objectifs. En effet, on peut parfois lire “thème des droits de l’enfant” ou “colo thématique choisie par les enfants” qui sont en réalité plus proche du projet que du thème.

Le projet d’enfants en accueil collectif de mineurs

Pourquoi des projets d’enfants ?

Notre petite expérience dans la mise en place des projets d’enfants en ACM devait être partagée. Il y a trop peu d’outils disponibles pour les animateurs et directeurs pour ne pas témoigner.

Dans cette très (trop?) longue page, nous essayons de donner des arguments, des outils, une méthode pour aider les équipes qui souhaiteraient développer la démocratie participative de cette façon dans leur structure.
Notre expérience ne vaut pas science exacte. Nous serions heureux de partager avec d’autres structures nos expérimentations. Nous pouvons aussi répondre aux demandes particulières (n’hésitez pas à poster en commentaire vos questions).
Enfin, nous intervenons auprès d’équipes volontaires, dans les structures, pour proposer des temps de formations d’équipe.

Comment animer les droits de l’enfant auprès d’un public enfant ?

Un adulte sur deux ne connait pas la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. 2 enfants sur 3 ne la connaissent pas… L’Unicef tire les oreilles de la France sur cette question.
Mais quelles sont les raisons de cette méconnaissance? Est ce vraiment important que la population connaisse cette convention?

Pourquoi est-il important de parler des droits de l’enfant?

En France, on aurait tendance à penser que les droits de l’enfant sont respectés, et qu’il n’est pas nécessaire de perdre du temps à faire connaître un texte qui est plus destiné aux pays pauvres qu’à la France.