Sortir des thèmes en ACM ?

De plus en plus d’équipes d’animation proposent dans les accueils de loisirs et en colonies de vacances des thèmes pour les enfants.

Le printemps, la préhistoire, les insectes, la nature, voyage dans le temps, les marionnettes, Disney, les monstres, l’Egypte… Qu’apportent ces thèmes aux enfants? Peut-on s’en passer?

Je ne traiterai dans cet article que des thèmes qui ne sont pas des objectifs. En effet, on peut parfois lire “thème des droits de l’enfant” ou “colo thématique choisie par les enfants” qui sont en réalité plus proche du projet que du thème.

Pourquoi les équipes proposent des thèmes en ACM ?

Planning-Petits-semaine-2-toussaintJe ne suis pas un habitué des thèmes même si j’ai, il y a longtemps, expérimenté des approches comparables. J’ai voulu savoir pourquoi tant d’équipes s’organisent autour de thèmes. J’ai donc lu, échangé, critiqué, essayé de comprendre… Je vais essayer d’être le plus objectif possible mais si je ne le suis pas suffisamment, vous pourrez commenter cet article 😉

Tout d’abord, sans jugement de ma part, je me suis aperçu que moins le directeur était formé, plus il avait tendance à demander à son équipe de se rassembler autour d’un thème. Mais ce n’est pas une règle absolue, j’ai rencontré quelques animateurs professionnels utiliser cette méthode, même s’ils l’utilisent un peu différemment.

Voici en vrac les arguments des directeurs et animateurs qui répondaient à ma question : “Pourquoi proposes-tu des thèmes sur ta structure” :

  • Le thème permet à l’équipe de créer un univers pour l’enfant
  • Le thème est imposé par mon directeur / On a toujours fait comme ça
  • Les parents préfèrent et comprennent mieux la programmation ainsi
  • Il est plus facile pour un animateur de partir d’un thème pour créer des activités cohérentes et éducatives
  • Le thème permet aux enfants de découvrir un sujet, d’apprendre du contenu sur un domaine
  • La dynamique d’équipe est plus naturelle

Les 2 seuls directeurs professionnels (BPJEPS LTP) que j’ai interrogé qui utilisent les thèmes avaient le même argument :

  • Cela permet d’aider les animateurs à comprendre un objectif éducatif et de concevoir une programmation cohérente servant un objectif.

Une chose est sûre, et j’ai pu l’entendre dans quasi tous les échanges, c’est rassurant, cadrant pour l’équipe. Ça permet aussi de montrer une image sérieuse aux familles qui voient que l’équipe travaille, décore, anime dans la même direction et apprend des choses intéressantes aux enfants. La programmation est fluide, le discours est clair, la valorisation des sessions, la communication, les projets de session (éventuellement) sont simplifiés.

Les dangers, les limites des thèmes

Passer à côté des objectifs éducatifs

l-arbre-a-projetPour l’écrasante majorité des animateurs lus sur les réseaux sociaux et qui ont échangé avec moi, ce qui compte est de trouver une activité qui réponde au thème. Ça frise parfois l’acrobatie ! L’exercice alors est de programmer le plus d’activités possibles en rapport avec le thème imposé (ou choisi par l’équipe). Le danger est là. L’animateur ne cherche plus comme il a appris normalement lors de sa formation BAFA à “participer à la mise en œuvre d’un projet pédagogique en cohérence avec le projet éducatif”, ni à “accompagner les mineurs dans la réalisation de leurs projets” ou encore à “situer son engagement dans le contexte social, culturel et éducatif”, comme le prévoit le texte qui légifère cette formation (source : site du gouvernement). C’est à dire, il ne pense plus au sens de son action, à la pertinence éducative de son activité…

Si l’on pousse la réflexion encore plus loin, on s’aperçoit que beaucoup d’animateurs ne réfléchissent même plus à la pertinence du thème, allant parfois jusqu’à chercher des activités faisables pour leur public même si ce n’est pas adapté à l’âge, ou à chercher des activités autour du thème Disney par exemple (Condorcet doit se retourner dans sa tombe)…

Animer de cette façon désengage l’animateur qui ne cherche plus à diagnostiquer son public, ni à chercher le projet qui permettra aux enfants de s’émanciper, de comprendre, ou de viser une amélioration souhaitée dans le projet éducatif. Les élus (normalement auteurs du projet éducatif) ne semblent pas s’en inquiéter d’ailleurs. L’ACM est bien souvent réduit à un lieu d’activités, l’animation à une méthode joyeuse de “garder les enfants”. Les notions d’éducation populaire, de socio-éducatif ou de socio-culturel disparaissent très nettement de ce qui est abordé, réfléchi, animé autour des tables des conseils municipaux, des réunions des services enfance et des équipes d’animation. Même la notion d'”engagement éducatif” qui pourtant apparaît dans la plupart des contrats signés par les animateurs de colo devient hors de propos.
L’animateur désengagé pense donc travailler… Sans formation professionnelle, on lui demande de trouver des activités mais pas d’éduquer… C’est pourtant ce qu’il fait, sans le comprendre…

Ne pas prendre en compte les différents besoins et envie des enfants

jsaDans le meilleur des cas, il est proposé plusieurs thèmes par ACM, émanant des enfants.
Dans le pire des cas, l’équipe ou la direction choisit un unique thème.

Dans le meilleur des cas, la plupart des enfants y trouveront leur compte puisqu’il sera programmé plusieurs activités sur plusieurs thèmes. Tant pis pour les minorités, les enfants qui n’osent pas s’exprimer, ou qui n’ont pas les mêmes besoins, les mêmes envies que les majorités qui ont choisi pour eux. Je me pose quand même la question du respect de la différence, de la place laissée à l’originalité, à la diversité des envies et des idées…

Dans le meilleur des cas encore, les thèmes choisis sont cohérents avec les objectifs éducatifs de la structure et vont aider le public dans ses difficultés, ou régler une problématique repérée.

Dans le pire des cas, le thème ne permet pas le choix de l’enfant (alors qu’il est sur son temps libre, parfois le seul qui lui est accordé dans son année). Ou bien le thème ne répond pas aux besoins de l’enfant (on va tout faire pour développer l’imaginaire de l’enfant alors qu’il est dans l’âge de la curiosité, de la compréhension de monde réel).

Dans 99% du temps, l’animateur aura créé un programme pour les enfants, et ne permet donc pas à l’enfant de réaliser ses projets.

Dans la plupart des cas, l’article 13 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant n’est pas respecté : “L’enfant a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l’enfant.”

Sortir des thèmes ou faire des compromis ?

bagnard_boulet_evasion_jacques_colombatMon avis sur la question est tranché : sortir de la spirale des thèmes rendra les animateurs et surtout les enfants gagnants.

Les animateurs gagneront à comprendre le sens et les enjeux de leur action. L’image de l’animation socio-culturelle, socio-éducative, clairement inscrite dans l’éducation populaire, évoluera auprès du grand public et des co-éducateurs. Et surtout, l’animation ne sera plus réduite à l’activité mais à l’expérimentation bienveillante du vivre ensemble, de la participation, de la laïcité, de la solidarité, du respect de l’autre, de ses différences etc. Ce que l’ACM est le seul à pouvoir faire aussi bien…

Vous n’êtes pas convaincus? Alors voici les compromis qui me semblent essentiels pour que les thèmes n’empêchent pas, ne frustrent pas, n’écartent pas :

  • Si le thème est nécessaire à votre équipe pour créer, inventer, animer, proposez le maximum de thèmes pour assurer un véritable choix au public. Si possible, un thème par animateur, par projet, par objectif, essentiellement pour aider les animateurs qui en ont besoin pour rendre plaisant une activité éducative.
  • Donner plus de place aux enfants en leur laissant choisir les thèmes (en amont des réunions d’équipe), et en proposant à tous les moments des activités hors thème, et si possible, au choix des enfants.
  • Prendre le temps d’expliquer les objectifs aux animateurs, en leur donnant la possibilité de se les réapproprier, avant d’aborder un “thème” facultatif (ou plusieurs propositions de thèmes) qui l’aidera à animer l’objectif.
  • Utiliser le thème pour répondre à un objectif éducatif. Le présenter à tous comme un moyen possible parmi d’autres moyens proposés. Ne le rendre obligatoire pour personne.

Et si le problème venait de plus loin, si la raison profonde était la peur des adultes à laisser les enfants décider, choisir, s’exprimer librement ? En savoir plus.

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Publié le 13 avril 2016 Par Sylvain Stienon
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18 réflexions au sujet de « Sortir des thèmes en ACM ? »

  1. Bonjour, je suis formateur bpjeps (ltp) et j’ai trouvé votre article très intéressant et plein de sens. Se sortir de l’engrenage des thèmes, proposer des activités par le haut, issues d’une réflexion et aussi mon cheval de bataille. Et quelle bataille! J’aimerai utiliser votre article dans le cadre de la formation bpjeps. M’y autorisez-vous?
    Merci à vous

    Frédéric

  2. Je suis formateur également en BPJEPS et je trouve que les raccourcis de votre article sont très réducteurs et opposent des dimensions qui coexistent sans forcément se recouper, se perturber ou s enrichir. Les trois phénomènes peuvent exister mais les vrais raisons de dysfonctionnement des animations, pauvres ou sans intérêt, ne sont pas majoritairement dans l opposition trame/objectifs… Bref votre article explique quelques épiphénomènes au détriment d un élément de. Démarche pédagogique qui est fondamental pour moi. L imaginaire est à la base de la motivation dans bien des engagements, qu il soit fictionnel (pirates, Disney, Totoro, colons de catane….) ou simples fantasmes (olympiades, vernissage, article dans la. Presse..). Et il peut servir ou desservir le fond du projet, tout dépend de son usage. Mais tenter de l’abolir à tout prix me paraît surtout une facilité, inefficace. J espère avoir contribué à votre réflexion sur le sujet.

  3. J’ai lu attentivement votre article, pleins de bon sens et d’une bonne analyse sur les conséquences des thèmes. chaque fois que j’ai vu un thème en ACM j’ai constater qu’il avait effectivement un effet « poudre aux yeux », destiné à masquer le manque d’ambition éducative au profit parfois d’un thème vendeur.

    Ceci dit, si je suis d’accord avec votre analyse, je ne suis pas d’accord avec les solutions proposés. Les solutions proposés ici consistent surtout à prendre le contrôle du thème, mais pas à s’en affranchir.

    Il manque dans votre article, une définition du « thème en ACM ». La première erreur du monde de l’animation est de considérer que tout est acquis, connus, et c’est pour ça que les gens ont du mal à remettre tout cela ne question et à trouver des solutions.

    Je définirais les « thèmes en ACM » comme suit:
    Il s’agit d’imposés au groupe un univers imaginaire qui sera appliqué dans la durée à toutes les activités afin d’assurer une continuité entre elles.

    Pour moi l’élément essentiel du thème (tel qu’il est entendu) est son aspect global qui n’est pas tellement remis en question dans les solutions proposés par l’article.
    Même si la solution 1 propose de faire des thèmes par type d’activités, par animateur, par projet, par objectifs. il n’apparait pas assez clairement cette volonté de destructuré l’aspect global du thème tel qu’il est entendu en centre de vacances. Juste d’ne changer la répartition, tout en gardant cet aspect global.

    Cette aspect global est conforté en plus par des solutions proposant des explications au grand groupe. Je trouve par ailleurs que l’idée d’un « thème facultatif » conforte le thème dans une forme de légitimité (je pense cette solution voué à l’echec car car les gens choisiront une forme de sécurité en gardant le thème, du moins pour les gens qui y sont habitués).
    Même si vous proposer le choix par les enfants, l’idée reste que le thème s’applique au groupe et dans le temps. On ne s’affranchit pas du thème, on choisit à quelle sauce on veut être mangé.

    Pour ma part, la solution qui me semble la plus simple, est de s’affranchir de l’aspect global.
    Il faut s’affranchir de ces deux donnés global: le groupe et le temps et rentrer dans une logique ponctuel de l’utilisation d’un univers.
    -Pour un grand jeu, il faut un univers, il peut-être décider par les enfants ou les animateurs en fonction de qui prépare. Mais cet univers est appliqué ponctuellement à ce jeu.
    (Rien n’empêche des passerelle avec d’autres activités, mais rien ne l’y oblige, et rien ne le sous-entend).
    -Pour des activités manuelles, pas besoin de thème, l’enfant qui s’appropria une technique de modelage par exemple créera un objet dont il a l’idée (une personne fait un chat, l’autre une voiture, peu importe).
    -Même certains grands jeux ne nécessitent pas d’univers. On peut parfaitement faire un casino où les enfants qui tiennent les stands se déguisent à leur guise.
    -Beaucoup d’activités ne nécessitent pas d’univers pour la supporter. Il faut s’abstraire aussi de son aspect « impératif ».

    Et surtout la chose à faire:
    -Ne jamais formalisé de « thème » ou d notion d’imaginaire.
    Comme je le disait à propos des habitudes en animations, tout le monde sait ce que c’est, et s’y conforme sans autre forme de réflexions. Et souvent ça arrive aux enfants.
    Je préfère en formation BAFA parler d’univers ou d’imaginaire aux animateurs plutôt que de thèmes. Mais en centre de vacances c’est inutile de formalisé cette imaginaire, que les enfants mettront en branle tout seuls de toute façon. Le fait de donner ainsi un nom est un moyen pour l’adulte de se réapproprier cet élément au détriment de l’enfant.
    L’imaginaire n’apparient plus à l’enfant, mais à l’adulte.

    Je m’arrête là pour ce qui est de l’aspect plus éducatif et décisionnel, et qui relève des directeurs quand au choix d’aborder des thèmes.

    Une autre problématique que vous soulever et qui est d’autant plus importante, c’est le fait que le thème suppléé au manque d’imagination des animateurs.
    -D’une part je trouve ça dommage que des animateurs formés aient besoin qu’on leur donne un thème pour pouvoir produire quelque chose. Les animateurs qui déclarent ne pas pouvoir créer d’activités sans un thème font là pour moi un aveux de faiblesse (qu’en est-il alors des compétences pédagogiques et éducatifs si un animateur ne peut même pas choisir un imaginaire)
    -D’autre part, comme je l’ai dit, aborder un univers n’est pas en soi essentiel. Pour faire la lecture, jouer au ballon, faire du modelage, de la sculpture, on a plus besoin d’une idée que d’un univers.

    Pour conclure, je vous rejoindrais sur le fait de laisser l’enfant décider.
    Pourquoi chercher un thème alors qu’il suffit d’écouter les enfants ?

    Dans un centre de vacances où j’étais directeur, j’ai dit aux animateurs que je n’imposait pas de thème. Je ne sais pas comment les animateurs ont compris que j’interdisait l’imaginaire, alors que je leur avait parlé à plusieurs reprises des déguisements, quoiqu’il en soit, les animateurs n’avaient pas d’idée sans que je les aide à en trouver. Pourtant tout était autour d’eux.
    Un jour je vois des enfants qui avaient mis des foulards sur leur tête et jouaient à se courir après. Je leur demande ce qu’ils font, ils me répondent: « on est des pirates ! » Un univers tout trouvé pour un grand jeu.
    Avec les enfants ont avait crée une cabane sous un arbre, les enfants s’y cachaient eux mêmes et s’y inventaient des histoires. Une mine d’or pour votre imaginaire.
    Non seulement pour permettre d’avoir des idées, mais en plus pour qu’elles correspondent à celles des enfants. Une démarche éducative plus approprié à mon sens que de choisir un thème.

    Et je n’ai pas choisit ces exemples au hasard. Ils servent à illustrer et à soutenir votre article dans votre conclusion: les enfants doivent être au premier plan de l’ACM et doivent pouvoir décider.
    Beaucoup de méthodes d’animations (les thèmes, les groupes d’âges, les plannings) excluent les enfants des processus de décisions. Faisant d’eux des exécutant des activités et non pas des acteurs.

  4. Bonjour.
    J apprécie votre réflexion et je suis partiellement d accord avec vous.

    J utilise souvent ( donc pas tout le temps) un thème durant mes centres de vacances.
    Mais je ne l utilise pas comme vous l entendez. Le thème que je mets pendant une semaine ou bien pendant un séjour est un support supplémentaire, mais ne doit jamais être un frein pour l animation.
    Toutes les activités/animations ne sont pas forcément autour de ce thème. Mais il va plutôt être la pour amener quelque chose à l enfant/ l ado. L objectif est de faire découvrir, sensibiliser, ou faire rentrer dans un imaginaire.

    Je reste un peu court dans ce que je souhaite dire.
    Mais je pense qu’ il ne faut pas forcément arrêter de mettre des thématiques. Mais il faut plutôt mieux le gérer, ne pas l imposer, savoir s en détacher parfois.

  5. Hello, pour moi un thème, une trame sont aide à l implication des participants dans les actions d animation proposées, qui donne de la cohérence, du lien entre les moments. Ça peut être une contrainte pour l équipe et les participants, mais n opposons pas contrainte et créativité. Et certes certains moments ne peuvent pas s inscrire dans l imaginaire car ils sont alors dénaturés et perdent de leur sens ( un temps de conseil, une rencontre avec les familles en présence de l enfant, certains moments de la vie quotidienne….). Mais dès qu on entre dans la mise en place d activités, un fil conducteur est, pour mon expérience, toujours source d enrichissement des supports d activités. Si cet exercice épuise la capacité des équipes à donner une visée éducative aux animations proposées, alors oui il faut épurer toutes les activités pour revenir aux objectifs initiaux du projet pédagogique, mais un peu de formation devrait remédier à ça ( pas forcément à travers une formation qualifiante ou diplomante, ça peut être ‘juste’ une partie du rôle de la direction dans sa façon de gérer son équipe …). . . . . . . . . . . . . Ps: pas facile de contribuer/se relire/uivre un débat sur smartphone, plus approprié à Twitter !! c est une tentative dsl si elle est maladroite

  6. Merci encore François pour ce second avis!
    Il semblerait, dans vos formulations, que vos équipes sont en charge de la planification. Un thème est une couleur; quelqu’elle soit, elle ne plaira pas à tous les enfants.
    Nos divergences de fond expliquent les avis de surface contradictoires.
    Au plaisir !

  7. Le problème c est que thème ou pas thème si on est en charge d une douzaine d enfants nous auront douze avis différent sur ce qu ils ont envies de faire. Certains voudront jouez dehors au ballon, d autre vondront être a l intérieur faire un cache cahe, d autre voudront allez en forêt et comme 1 animateur ne peut pas se coupé en 12 pour répondre aux souhaits et besoins de chacuns ils y aura toujours forcément des déçus.
    Un thème commun peut alors motivé tout un groupe d enfant car ils partageront une motivation commune.
    Après il est sur que les thèmes be doivent pas être choisies par les animateurs par facilité.
    Les thèmes qu ils soient a la semaine ou a la journée doivent je pense venir au maximun des envies et besoins des enfants. Et il est facile de rescencé leurs idées dans une boite a idée ou lors d un débat sur quel thème ou activités ils voudraient faire au centre et pourquoi.
    Et pourquoi pas leur laisser la place de monter leur propre projet en les accompagnant dans la réalisation bien sur.
    Tout ceci pour dire qu avec thème ou sans c est surtout les directeurs et les équipes d animations qui ne doivent pas chercher la facilité et que l avis et le besoin des enfants dois être sans cesse au coeur des activités et des temps informels.
    Désolé par avance pour tout ce qui est fautes d orthographes ect j ai un petit souci avec mais je fait mon possible pour que mes phrases soient tout de même comphréhensible.
    Bonne journée a tous.

  8. J aime beaucoup vos articles je ne suis pas d accord avec tout mais une grande partie correspondent a ma façon de voir l animation. J ai la chance d être dans des centres de loisirs ou l on nous accorde suffisament de temps de prépa et ou l on valorise l avis des enfants et les projets d enfants.
    J aurais voulue savoir si vous aviez encore plus d articles??? Et un site plus prompt au débat et a l échange dans se style de pratique?

  9. Bonjour Tracy et merci pour cet encouragement !
    La plupart de nos articles se trouvent dans l’espace Expression libre du site (accessible depuis le pied de site) mais certains, qui concernent des sujets particuliers n’y sont pas. C’est le cas des articles sur les droits de l’enfant, l’histoire des colos…
    Une petite astuce pour tous les trouver depuis le menu principal : Depuis la rubrique “Contact” du menu principal, sous le paragraphe “Courrier” un lien existe pour accéder au plan de site… Vous y verrez toutes nos pages.

    Il existe ici et là des espaces numériques de débat. Des groupes facebook par exemple fonctionnent bien. Je conseille celui la. Planetanim s’éteint malheureusement. C’était une réference il y a quelques temps.
    Nous pouvons échanger sur le site d’Evasoleil !

  10. Bonjour, je suis bien heureuse de vous avoir lus/découverts…
    Directrice en ALSH, éducatrice de jeunes enfants, c’est un point que je traite assidument avec mon équipe et les organisateurs.
    La problématique du “thème” est récurrente et il est toujours en effet question de s’attacher au projet et à ses objectifs, à l’âge des enfants, et surtout au point où ils se trouvent en dépit de l’âge. Je répète souvent aussi qu’il est inutile de proposer 1000 activités (manuelles ou non) s’il n’y a pas la qualité de la RELATION, le plus singularisée possible, et non pas dans une immersion collective dénuée de sens… car c’est ça qui au final permet aux enfants de s’épanouir, d’être marqués positivement par ces temps passés, rappelons le, hors du cercle familial, avec quoi qu’il en soit un rythme qui ne permet pas à l’enfant d’être réellement en “vacances” (imaginons un seul instant qu’il nous soit imposés cela durant nos vacances).
    En lien avec la remarque de Tracy, je pense que justement , travailler la question des divergences avec les enfants et les aider à trouver un consensus, , c’est participer à l’éducation, et du coup, tout bénef!
    Néanmoins, le “thème” est utile pour préparer, procéder à l’achat du matériel, aux réservations pour des sorties. Pour faire du lien également, car les connexions foisonnent et permettent de donner du sens….
    je pense juste qu’il est nécessaire de savoir s’en éloigner au cours de la semaine, et d’éviter de contraindre à des inscriptions “à la semaine” sous le prétexte du thème ou de l’intégration dans le groupe (c’est notre boulot de le faire!!!!). L’ACM est de plus en plus un “mode de garde” et donc il faut aussi envisager de le réfléchir en tant que tel, et non comme si c’était le choix de l’enfant systématiquement juste pour “s’éclater”, pas plus que ça n’est, la plupart du temps, un vrai choix parental…… le forfait semaine génère pour moi ce que j’appelle “les enfants forfaits téléphone”( “j’ai payé toute la semaine donc tu y vas même si on aurait pu faire autrement “).
    Il est important également que les parents prennent conscience de cela, et soient eux aussi moins dans cette attente de thèmes absolus, qui contraignent la majorité des directeurs à les faire pour l’image de marque. et enfin, que les formations BAFA et BAFD mettent davantage l’accent sur ces questions…. Merci à vous…

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