Quand l’éducation populaire abandonne les collectivités territoriales !

Il faut tout un village pour éduquer un enfant

Disait un proverbe africain.
L’enfant va s’éduquer au contact des autres, sa famille naturellement et ensuite avec toutes les personnes qu’il va croiser.

Employée territoriale depuis 30 ans dans le domaine de l’enfance et pour permettre aux enfants d’acquérir une grande richesse, j’ai toujours, dans les projets que je proposais aux élus, travailler main dans la main avec les associations d’éducation populaire.

Pourquoi? Car la richesse de leur histoire, le volontarisme de leurs adhérents, l’originalité de leurs projets aidaient les collectivités territoriales à proposer aux enfants et aux animateurs des projets novateurs.

La multiplication de nos savoirs, de nos savoir-faire et de nos valeurs ont souvent permis aux enfants qui m’étaient confiés de vivre de grands moments : des rencontres internationales, des festivals, des initiatives autour des droits de l’enfant, des échanges interrégionaux, des conférences pour les animateurs…enfin tout ce qui permettait le « mieux vivre ensemble ».

Que sont devenus tous ces échanges qui permettaient aux enfants d’être éduqués par tout un village?
Depuis une décennie, je suis bien seule dans ma collectivité territoriale…

Au moment où nous vivons des heures dramatiques, où nous aurions besoin de nous soutenir pour mieux soutenir les enfants : RIEN, il ne se passe RIEN…
Pas de débats, pas d’actions. RIEN, il ne se passe RIEN. Même pas quelques communications sur les réseaux sociaux…
Aujourd’hui, à quoi, à qui servent les associations d’éducation populaire ?

Naturellement, je parle des grandes associations, celles qui brillaient hier et qui aujourd’hui se partagent à part égale les subventions de l’état, celles qui, lorsque vous les sollicitez, répondent budget, marché public, devis et très rarement EDUCATION.

Reviendront-elles au service des enfants pour participer à leur éducation?

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Véronique Devaux
Responsable d’un service enfance d’une ville,
et présidente d’une petite association d’éducation populaire.

Publié le 8 février 2016 Par Véronique Devaux
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